Boucler l’itinéraire du parcours est une autre grande source d’adrénaline.

Cette année encore, quatre kilomètres de course ont dû être coupés, du fait de travaux, obligeant les organisateurs à revoir le trajet.

« Changer le parcours signifie repartir de zéro. Car vous devez à nouveau exactement trouver 42,195 kilomètres linéaires de distance, sachant que votre départ et votre arrivée sont déjà prédéterminés et se trouvent à la Coque », explique Erich François.

Un tracé qui doit en outre respecter des considérations de circulation et de sécurité, sans gêner le trafic durant plus de deux heures de suite au sein des quartiers résidentiels.

Le parcours a toujours la forme d’une main.

« Le parcours a toujours la forme d’une main: il traverse le plateau du Kirchberg, monte et redescend au -Limpertsberg, passe par Merl, Belair et par le quartier de la gare, au centre-ville puis revient au -Kirchberg. Avec tout autour la circulation qui continue à se déployer », détaille-t-il.

Une course capitale

L’itinéraire varie chaque année de quelques mètres, dicté par les événements: « Il y a toujours des travaux en cours; si le quartier Belair devait être interdit au marathon, nous aurions un sérieux problème », prévient-il.

Des changements qui déplaisent en outre aux coureurs: évoluer d’une année à l’autre sur le même tracé leur permettant de mesurer le temps et les progrès effectués. « C’est toujours dur pour moi d’estimer le temps du marathon avant le départ, et par conséquent d’attirer les athlètes de haut niveau », reconnaît l’organisateur.

Un timing mal estimé peut générer des pertes financières importantes.

Cette année, quelque 52.000 euros de prix seront attribués pour un temps minimum défini. Un timing mal estimé peut générer des pertes financières importantes.

Changer le trajet peut ainsi se révéler coûteux: à l’exemple des organisateurs du marathon de Francfort qui ont perdu 80.000 euros pour cinq secondes; les coureurs s’étant avérés plus rapides que prévu.

Aussi, en coulisses, l’organisation et la logistique de l’événement relèvent toute l’année du parcours du combattant: « Vous devez parler à toutes les administrations: Ponts et Chaussées, la Police, Circulation, services du SAMU… Préparer et mettre en place le Runner´s Lounge… Organiser la venue des musiciens.

Marathon nocturne

Mettre le jour-même les publicités sur toutes les barrières qui jalonnent ces 42,195 kilomètres, puis les retirer après la course, énumère-t-il. Le plus grand obstacle est et a toujours été de convaincre les gens que nous faisons quelque chose qui est important pour le Luxembourg, qui apporte de l’argent au pays et qui sera un succès ».

Pourquoi avoir choisi la ville de Luxembourg pour organiser un tel événement et non pas une cité plus grande, en Allemagne notamment? « Luxembourg est une capitale. Ce qui rend l’épreuve intéressante: beaucoup de coureurs collectent les capitales. Celle-ci demeurait un point vide sur leur carte », affirme Erich François.

paperJam, mars 2008

Marathon ING (4) – Simplissime, universel, apolitique