Le 3 mai prochain, 8.000 coureurs prendront le départ du 3e ING europe-marathon Luxembourg.

La course nocturne mobilisera quelque 1.200 personnes et 40 groupes de samba totalisant 500 musiciens, pour un coût estimé à 1,3 million d’euros.

Fruit de la rencontre entre un entrepreneur pluri-actif – mais néophyte en la matière – et une banque de détail néerlandaise à la recherche d’un meilleur ancrage local, le projet a fait son chemin, suivi par une vingtaine de partenaires et une soixantaine d’entreprises.

J’ai toujours besoin d’entreprendre quelque chose de nouveau.

Agé de 42 ans, originaire de Bitburg en Allemagne, Erich François est photographe de profession, dans les domaines industriel et publicitaire.

En 1988, il fonde sa propre société, en marge des études d’histoire de l’art qu’il poursuit à l’université de Trèves.

Ce qui ne l’empêche pas, à l’époque, de s’intéresser par ailleurs aux éoliennes et à l’énergie propre. Au point de diriger actuellement sept entreprises actives dans le secteur et de posséder 18 éoliennes.

Quel lien entre la photographie, l’énergie renouvelable et le marathon ? « Je m’ennuie très rapidement», confie-t-il. J’ai toujours besoin d’entreprendre quelque chose de nouveau. C’est pourquoi j’ai des activités professionnelles tellement différentes ».

Cependant, un principe de base demeure : « Vous avez toujours besoin de personnes avec qui pouvoir travailler en équipe. Et vous devez toujours trouver des gens qui vous paient pour ce que vous faites. Pour moi, il s’agit toujours de créer quelque chose ».

Néanmoins, de toutes ses occupations présentes et futures, la photographie reste et restera la principale.

Luxembourg restait en outre la seule capitale européenne qui n’avait pas son marathon. (photo: GilPe, Wikicommons)

La niche est trouvée

L’idée d’organiser des marathons lui vient en 2003 à Cologne, sur les bords du Rhin, devant une Kölsch, la bière locale. Erich François cherchait un moyen de développer son activité photographique au Grand-Duché, un marché réputé dans ce domaine très fermé.

Luxembourg restait en outre la seule capitale européenne qui n’avait pas son marathon : la niche est trouvée.

Le concept est rapidement rédigé dans le train, puis envoyé à ING Luxembourg : la banque néerlandaise s’étant spécialisée dans le sponsoring de marathons à travers le monde, dont celui de New York, le plus prestigieux d’entre tous.

Une semaine de battement et cinq minutes d’entretien plus tard, il reçoit une enveloppe de 200.000 euros de l’institution financière.

« ING était à la recherche d’un grand événement sportif à sponsoriser au Luxembourg, se souvient-il. Leur problème était leur manque de visibilité et d’y être peu connus. Maintenant tout le monde l’appelle le marathon ING ».

paperJam, mars 2008

Marathon ING (2) - Un départ difficile